PROJET DE CENTRE 2016-2020 DU CENTRE PMS LIBRE DE DINANT

Conformément aux instructions en la matière (décret du 30/06/2016), en concertation avec l’équipe du Centre PMS et en accord avec le projet spécifique fixé par le pouvoir organisateur, vous trouverez ci-dessous notre projet de centre. 

A. Présentation du Centre PMS Libre de Dinant

Notre Centre PMS assure la guidance de plus ou moins 7800 élèves fréquentant l’enseignement ordinaire. Depuis 2012, notre centre est entré dans le projet d’intégration et nous comptons pour l’année scolaire 2019-2020, une centaine d’élèves en intégration. Ce nombre croît de façon exponentielle (8 intégrations, en 2013). En ce qui concerne l’alternance, il y a en moyenne 150 élèves chaque année. 

Notre population scolaire est répartie dans les écoles suivantes, sous contrat avec nous : 

Six écoles secondaires : 

L’Institut Notre-Dame à Beauraing 

L’Institut Notre-Dame du Sacré-Cœur à Beauraing 

L’Institut de la Providence à Ciney 

L’Institut Saint-Joseph à Ciney 

Le Collège Notre Dame à Dinant 

Le Collège Saint-Benoît à Maredsous 

Treize écoles fondamentales : 

L’Institut Saint-Joseph à Ciney (2 implantations) 

L’institut de la Providence à Ciney (2 implantations) 

L’Ecole Fondamentale Libre Notre- Dame à Beauraing 

L’Ecole Fondamentale Libre Notre- Dame-du-Sacré-Cœur à Beauraing 

L’Ecole Fondamentale Libre Subventionnée Collège Notre-Dame de Bellevue 

L’Ecole Fondamentale Libre Subventionnée Notre-Dame à Dinant 

L’Ecole Primaire Libre Subventionnée de Neffe 

L’Ecole Fondamentale Libre Sainte-Anne d’Hastière 

L’Ecole Fondamentale Libre de Leignon 

L’Ecole Fondamentale Libre de Louette Saint-Pierre 

L’Ecole Fondamentale Libre Saint-Martin à Sorinnes 

L’école Fondamentale Libre Saint-Nicolas de Thynes 

L’école Fondamentale Libre de Willerzie 

 

D’autre part, notre Centre poursuit sa tâche au CEFA Collège Notre-Dame de Dinant avec 4 implantations :

Implantation Place Albert à Dinant, implantation de la Providence à Ciney, implantation de l’Institut Notre-Dame à Beauraing et l’implantation de Saint-Joseph à Ciney. Nous assurons aussi la guidance du CEFA de Florennes qui est une implantation du CEFA de Tamines. C’est une population fragile qui nécessite une attention particulière : décrochage scolaire, précarité, manque d’estime de soi,… 

Notre rayon géographique d’intervention est donc très étendu. 

L’environnement dans lequel les établissements s’insèrent est assez hétéroclite. Nous rencontrons toutes les couches de population mais aussi les deux extrêmes au niveau socio-économique. En effet, notre Centre accompagne des jeunes de familles très aisées mais aussi beaucoup de jeunes résidents de camping, de jeunes hébergés par des foyers de l’Aide à la Jeunesse (parfois des séjours de quelques mois d’évaluation qui empêchent de travailler dans la durée), des enfants de Centres Croix-Rouge et de plus en plus d’enfants issus de milieux très précarisés. Par ailleurs, il faut souligner la présence de 3 internats pour les écoles secondaires de notre ressort, qui hébergent certains jeunes en grande souffrance, suivis par les Services d’Aide à la Jeunesse, pour qui il n’y a pas de place en institution. Nous notons aussi une complexification des compositions familiales. Par ailleurs, nous remarquons qu’il y a beaucoup de parents en situation de stress ou de mal-être, ce qui affecte les apprentissages et les émotions des enfants. Ces parents ont besoin d’écoute, d’empathie et nous jouons souvent le rôle d’interface entre eux et l’école. Outre la complexification et le mal-être, nous sommes exposés à de nombreux conflits entre parents séparés. 

Nous observons ces dernières années, une augmentation significative des demandes individuelles: mal-être, troubles de l’apprentissage, harcèlement, orientation, demandes d’intégration,… mais aussi un nombre croissant des demandes d’interventions collectives : EVRAS, TICS, orientation, climat de classe, situations de crises,… sans attribution de moyens supplémentaires alors que le Centre compte déjà un reliquat de population de 1800 élèves. Les projets d’intégration à eux seuls prennent un temps considérable en constitution de dossiers et en réunions. 

Face à cette augmentation des demandes, l’équipe souhaite privilégier la prévention pour éviter l’enlisement des situations ou leur cristallisation. L’école maternelle nous semble être un moment propice à cet axe. 

La rédaction de ce document est aussi pour nous l’occasion de redéfinir nos priorités et recentrer nos actions en fonction des moyens dont nous disposons. 

Ce document exprime notre volonté collective de réaliser pendant les quatre prochaines années les quelques actions définies comme prioritaires en accord avec nos établissements. En négociant avec les directions d’écoles les priorités, notre objectif est de les faire aboutir. Nous voulons être en projet et redynamiser sans cesse notre travail. 

B. Les agents techniques du Centre PMS

Une direction : 

CHABOTEAUX Martine, épouse Vermylen, remplissant également des missions de CPP 

Deux fonctions d’assistant social + un mi-temps dans le cadre complémentaire CEFA: 

DUQUESNE Véronique, épouse Dandois 

PIRLOT Aline, épouse Toubeau 

SPOIDEN Donatienne (½ temps CEFA, ¼ temps fse et remplace à ¼ temps V. Duquesne) 

Trois fonctions de Conseillers psychopédagogiques ventilées sur 5 personnes + un mi-temps dans le cadre complémentaire CEFA: 

BLONDIAUX Nathalie, épouse Thomas 

VAN HEUGEN Dorothée, épouse Nysten 

DUFRENNE Kim (½ temps Cefa et ½ temps dans le cadre) 

IGOT Marie 

ADELAIRE Kathleen 

Une auxiliaire psychopédagogique: 

DESSENIUS Sylvie 

Une auxiliaire paramédicale:

LOGGIA Lola, épouse Dawagne 

Une auxiliaire logopédique:

TOUSSAINT Amélie (½ temps)

Il est à noter que dans notre cadre, il n’y a pas de fonction de secrétaire. L’équipe se relaie tous les après-midi de 13 à 16h15 pour assurer une permanence téléphonique. 

 

 

C. Les valeurs qui sous-tendent les actions du centre 

 

Le respect. L’équipe entend aussi bien par là le respect de l’autre mais aussi de soi. Le respect de l’autre implique que le consultant est accueilli dans un cadre bienveillant et non jugeant. Notre équipe veut prendre en compte les différences des réalités familiales et interindividuelles tout en les respectant. Par ailleurs, le respect de soi en tant qu’agent implique de tenir compte de nos limites physiques et mentales afin de garder l’esprit disponible lorsque nous recevons un consultant. 

De cette valeur, découlent l’écoute bienveillante et l’empathie qui permettent un accueil chaleureux et humain. 

Aussi, nous voulons mettre en avant la confiance : laisser le consultant acteur de sa vie et miser sur ses ressources. Nous ne voulons pas nous positionner dans une logique d’assistanat. 

Une autre valeur importante pour notre service est l’humilité. Nous ne sommes pas tout puissants et sommes même parfois impuissants, d’où l’importance du travail en réseau avec les autres services. Nous promouvons aussi le partenariat avec le jeune, la famille et l’école. Toutefois, nous devons rester vigilants à rester indépendants des écoles avec lesquelles nous travaillons. 

De plus, nous voulons une solidarité dans l’équipe. Dans notre approche tri-disciplinaire, l’analyse de la demande et la recherche la plus adéquate se font dans le respect de chaque discipline. L’entraide entre agents nous semble indispensable. 

La dernière valeur que nous souhaitons retenir est celle du secret professionnel sans lequel notre travail n’est pas possible. 

D. Les objectifs prioritaires du centre 

 

1. L’analyse de la demande : l’équipe souhaite continuer à mettre l’emphase sur cette partie du travail : mieux analyser pour mieux répondre. Nous continuerons à utiliser et améliorer les outils dans ce sens : des questionnaires et des grilles pour structurer davantage nos entretiens avec la famille et l’école, des procédures claires pour les écoles qui veulent formuler des demandes. Dans cet objectif, nous avons construit un questionnaire d’anamnèse standardisé, une grille d’analyse de la demande ainsi qu’une fiche de synthèse tri-disciplinaire. 

Par ailleurs, pour ajouter du sens à la demande, nous donnerons priorité aux situations pour lesquelles la famille ou le jeune ont fait une démarche vers notre service, sauf suspiscion de danger. Aussi, il est important qu’un entretien préliminaire nous précise le contexte de la demande. Cet entretien préliminaire doit se faire dans un cadre posé et bienveillant (pas entre deux portes mais lors d’un rendez-vous convenu) pour que la demande puisse être entendue et analysée de façon professionnelle. L’analyse tri-disciplinaire est essentielle et nous nous y tenons autant que possible. Pour faciliter ce travail inter-agent, tous les lundis après-midi sont bloqués par une présence obligatoire au centre. Ce moment permettra aux agents de se concerter plus régulièrement. 

 

 

2. Prévention 

 

Le niveau maternel

 

L’année dernière, nous avons entamé une formation avec le Docteur Boutsen, pédopsychiatre au SSM de Dinant. Cette formation a pour objectif de nous aider à construire une grille d’observation, utilisable dès la 1ère maternelle. Elle nous permet d’acquérir des connaissances théoriques communes sur lesquelles l’équipe peut s’appuyer. Nous allons la poursuivre cette année et continuer les observations dans certaines classes de maternelles. 

 

Un autre but est de nous sensibiliser aux outils qui peuvent favoriser le bien-être d’une classe, d’un enfant pour agir préventivement, outiller les enfants avant qu’ils ne soient confrontés à une difficulté en particulier. Par exemple, sélectionner des livres « intelligents » qui peuvent donner du vocabulaire à l’enfant afin qu’il puisse se faire une représentation d’un évènement de vie. Il peut s’agir aussi d’activités favorisant l’estime de soi et une ambiance de classe positive (issues de notre formation en équipe « Graines de médiateurs »). 

 

Nous participons aussi au travail en réseau autour des modules ONE et poursuivrons cette collaboration. 

 

Ces outils, nous voulons les relayer au personnel enseignant. Nous souhaitons aussi promouvoir la co-thérapie, l’apprentissage par le corps et la mise en évidence des ressources de l’enfant. 

 

Le niveau primaire et secondaire

 

De plus en plus, les activités de prévention se développent au sein des écoles : cellules EVRAS, projets TICS, animations cohésion de groupes,… 

 

Nous continuons à les soutenir en s’appuyant sur le réseau, en améliorant notre connaissance de l’offre de services de ce-dernier et en renforçant notre rôle d’interface. 

Nous poursuivons donc notre participation aux réunions des différentes cellules et aux animations organisées par ces dernières. 

 

Aussi, nous outillerons les enseignants qui souhaitent aborder des thématiques préventives avec la classe. 

 

 

L’alternance

 

Le CEFA rassemble une population souvent fragilisée. L’équipe du cadre complémentaire en est pleinement consciente et souhaite développer des projets spécifiques. Il s’agit de favoriser le bien-être, l’estime de soi et la confiance en soi pour prévenir le mal-être, le décrochage scolaire et les assuétudes. Les activités autour de l’EVRAS y sont aussi privilégiées. 

 

 

D’une manière globale, nous souhaitons promouvoir l’estime de soi au travers des différentes activités de prévention. Nous veillerons à ce que les animations englobent cette dimension. En effet, favoriser l’estime de soi c’est prévenir le mal-être et le décrochage scolaire. 

 

 

 

E. Les actions du centre

Différentes activités sont exercées par les agents, de manière assez semblable dans les établissements scolaires, mais en adaptant en fonction des besoins de ces derniers. Nous les présentons en référence avec les huit axes fondant le programme commun à tous les centres. 

1. L’offre de service aux consultants

Actuellement, dans l’enseignement maternel et fondamental, les parents sont informés de nos missions par une lettre de présentation du service PMS ainsi que par le folder édité par la communauté française. Il est distribué de façon collective en 1ère maternelle et en 3ème maternelle. 

En secondaire, il y a un passage systématique dans les classes de 1ère avec la distribution de notre lettre de présentation accompagnée du folder de la communauté française. 

De manière globale, le centre mène les actions suivantes : 

-mise à disposition de notre courrier de présentation de service aux familles des élèves de première accueil et aux nouveaux élèves

- participation aux réunions de rentrée pour les parents quand il y en a une d’organisée

- des affiches dans les halls 

- dans les écoles avec une population plus fragile, présence ponctuelle le matin au moment de l’accueil pour rencontrer les parents de manière informelle

- profiter des médias propres à chaque école pour expliquer nos missions (magasines, sites internet, petites cartes de visite) 

- les assemblées générales et les journées pédagogiques nous semblent être aussi de bons vecteurs d’information sur notre travail.

Il nous paraît important de prendre le temps de bien expliquer aux familles nos missions lors du premier entretien afin d’éviter les fausses croyances qui nuisent à la relation PMS-Famille. 

En ce qui concerne les écoles, une réunion de rentrée avec la direction permettra de leur présenter notre nouveau projet de centre et notre fonctionnement (noms des trois agents, jour éventuel de permanence, canal de communication d’une demande,…) 

Au CEFA, les agents présentent le service en deux temps. Tout d’abord, lors de la journée de rentrée des élèves, ils sont présents avec le corps enseignant pour créer un contact et partager le déjeuner avec eux. Ensuite, dans le courant du mois de septembre, ils organisent une journée au cours de laquelle ils sortent de l’enceinte du CEFA afin de créer un contact différent avec les élèves. Au-delà de l’aspect pédagogique et culturel, cette journée a pour but de favoriser une dynamique interpersonnelle entre les élèves, les enseignants, les accompagnateurs et le PMS. 

 

Les passages en ateliers sont aussi l’occasion d’initier un contact avec les élèves et leur faire connaître le CPMS. 

 

Globalement, le service est visible (en témoigne le nombre de demandes). C’est plutôt la compréhension de notre fonctionnement qu’il nous faut travailler, au travers de nos entretiens avec les équipes éducatives et les familles. 

2. La réponse aux demandes des consultants

 

Par notre présence régulière dans les écoles (permanences ou passages réguliers, réunions de parents,…), nous recevons des demandes. 

En accord avec notre décret, la priorité est accordée à la responsabilisation des parents et du jeune (dans le secondaire). Nous insistons pour que l’école interpelle les parents et les mobilise lorsqu’elle constate une difficulté. Nous privilégierons les demandes où les parents et élèves sont demandeurs, sauf pour des situations de maltraitance et lorsque le jeune est en danger. 

Chaque demande sera analysée mais l’équipe du centre reste la seule responsable du choix des moyens mis en œuvre pour assumer, si nécessaire, la prise en charge du consultant. Le centre veille à assurer un retour au demandeur. 

Dans le cadre des demandes d’animation, elles seront analysées en équipe élargie lors des réunions d’équipe hebdomadaire. Nous accentuerons le travail en réseau. 

 

3. Les actions de prévention 

 

Notre centre travaille prioritairement en réseau avec les services spécialisés dans les problématiques d’éducation à la santé. Dans le cadre des animations EVRAS, le centre collabore avec d’autres services tels les plannings familiaux, les AMO,… et les membres du personnel éducatif de l’école pour assurer les animations. L’infirmière est la personne de référence qui prendra contact avec le réseau. 

 

Par ailleurs, nous participons à certaines réunions qui rassemblent des acteurs d’autres services pour promouvoir de la prévention plus générale : plans de cohésion sociale, groupe TICS, groupe Germe,… 

4. Le repérage des difficultés 

 

De manière globale, il se fait via les renseignements fournis par les parents, enseignants, directeurs, les partenaires sociaux (autres centres PMS, service PSE, …) et par l’entretien avec le jeune lui-même. Il peut également se faire lors des animations. Les conseils de classe participent à cet objectif et nous mettrons l’accent sur les classes présentant des difficultés telles que les différenciées et les complémentaires. 

 

Notre centre a la volonté de cibler l’enseignement maternel via des concertations structurées avec les enseignants. Il nous semble aussi important d’être plus visible pour les parents et de favoriser les échanges avec eux lors de réunions programmées avec l’enseignant ou d’entretiens plus informels au sein de l’école. En troisième maternelle, nous nous baserons donc sur les conseils de classe avec l’enseignant, les concertations avec le PSE et les psychomotriciens, les entretiens avec les parents ainsi que sur des observations en classe pour repérer les difficultés. 

Au CEFA, les agents passent dans les ateliers, c’est l’occasion d’échanger avec les élèves de manière informelle et ainsi être à l’écoute de ce qu’ils vivent ; ensuite lors de concertations avec les accompagnateurs. En effet, ils sont vigilants aux difficultés que peuvent vivre les jeunes chez leur patron, en famille ou à l’école. Par ailleurs, les différentes animations peuvent également être un moment où l’on décèle certaines difficultés. 

 

5. Diagnostic et guidance

 

Après le repérage d’une difficulté et lorsqu’une demande est formulée par le jeune ou sa famille, il y a un approfondissement tri-disciplinaire de la connaissance d’une situation via, tout d’abord, un recueil de données : dossier antérieur éventuel, fiche familiale et médicale complétée, données issues des observations du PSE et en fonction des situations, entretien avec la famille, le corps enseignant, autres services sociaux, entretien avec le jeune, testing,….Sur base de ces données émergera une hypothèse de travail, une hypothèse de diagnostic. L’équipe veillera à traduire ses observations et ses implications en des termes intelligibles pour l’école et la famille. Quand cela s’avère nécessaire, nous proposons une consultation dans un service spécialisé pour affiner le diagnostic et nous sommes le lien privilégié entre ce service et l’école. 

Dans le cadre des suivis individuels, il est bien clair que l’agent PMS ne se positionne pas comme thérapeute, étant donné qu’il travaille dans un service de première ligne. Son action consiste en des entretiens de soutien ponctuels. Lorsque la problématique s’avère trop lourde pour être palliée par cette approche, le centre PMS réoriente vers un autre service (SSM, planning familial, thérapeutes privés,… ) 

Dans le cadre des suivis logopédiques, nous nous positionnons dans le cadre de la législation et nous n’effectuerons le test de QI que lorsque nous sommes à l’origine de la demande de suivi et non à la demande de la logopède ou de la famille, et ce dans l’objectif d’une approche globale de l’enfant. 

Enfin, nous sommes impliqués dans les projets d’intégration. Nous veillons à participer aux réunions de concertation et sommes particulièrement attentif à ces élèves. Nous leur proposerons une entrevue systématique pour expliquer notre service, déterminer leur vécu du projet et les accompagner au besoin. Avec les mêmes objectifs, nous rencontrerons les responsables légaux de ces élèves. 

 

 

 

6. Orientation scolaire et professionnelle

 

Différentes actions peuvent être proposées:

 

- Orienter les élèves vers un type d’enseignement mieux adapté à leurs compétences ou intérêts;

- Construction d’un projet d’intégration;

- Réflexion quant au maintien en 3ème maternelle, l’avancement en première primaire et le maintien dans une huitième ou neuvième année dans le primaire;

- Une information à la fin de chaque degré secondaire en collaboration avec l’école. Fin du troisième degré, nous collaborons avec le CIO pour l’information aux rhétos;

- Nous mettons l’accent, de façon prioritaire, sur le travail en individuel : entretiens, et en fonction du cas, testing (DMI, TVIPP, MIPAPP, HEXA 3D, PERFORMANSE,…);

- Participation à des réunions de parents visant à les informer sur l’orientation. Par ailleurs, nous allons écrire un courrier aux familles des jeunes qui terminent un degré pour les sensibiliser à l’importance du choix d’option et pour leur proposer notre aide si nécessaire;

- Soutenir les écoles dans leurs actions sur le thème du projet personnel en leur fournissant des outils;

- Participation aux conseils de classe prioritairement dans les classes de 2ème et 4ème secondaire ainsi que dans les classes différenciées ou complémentaires. 

Dans le cadre du CEFA, nous intervenons au sein du groupe MFI (Module de Formation Individualisé). D’une part, nous accompagnons les jeunes dans leurs démarches de recherche professionnelle (CV, lettre de motivation, recherche de patron,…) et, d’autre part, nous sommes présents auprès des élèves afin d’aborder les questions de connaissance de soi et de dynamiser leur processus d’orientation. De plus, nous orientons les élèves vers un type de formation plus adapté à leurs compétences et intérêts (ETA, EFT, AVIQ,…). Enfin, en collaboration avec l’école Cousot, nous participons au projet transition qui permet à certains élèves du plein exercice de pratiquer un essai de 15 jours au CEFA. 

 

7. Soutien à la parentalité

Nous nous rendons compte que cet axe demande de plus en plus d’investissement. Les entretiens avec les parents permettent de conforter ceux-ci dans leur rôle, de les reconnaître et de les valoriser dans leurs ressources et compétences. Des solutions d’aide peuvent être proposées lorsqu’ils sont en désarroi. Une bonne connaissance des ressources de l’environnement des personnes est indispensable. 

Au besoin, nous collaborons avec les Services d’Aide à la Jeunesse, AMO, …. 

Enfin, nous sommes l’intermédiaire entre les deux pôles école-famille. Nous voulons contribuer à faciliter et renforcer le dialogue école-famille. 

8. Education à la santé

Lorsqu’une demande en matière d’éducation à la santé émerge, l’équipe analyse la pertinence et le sens de la demande. Lorsqu’elle y répond de façon favorable, l’auxiliaire paramédicale se met en contact avec le réseau et coordonne les actions en collaboration avec les autres membres de l’équipe. Le centre privilégie le travail de réseau et la mise à disposition d’outils pour l’équipe éducative. Il soutient la création d’équipe d’animation regroupant agents PMS, réseau et personnel de l’école. 

Par exemple, nous soutenons les projets EVRAS et TICS. 

F. Partenaires privilégiés

Ci-dessous, une liste non exhaustive de nos partenaires : 

- Les services PSE Libres et Provinciaux liés à nos écoles

- SMSW, Equipes Mobiles, Médinam 

- Les AMO Globul’In (Dinant), Dinamo (Dinant, Beauraing), Le Cercle (Ciney) 

- Les Centres de Santé Mentale de Ciney, Dinant, Namur, Jemelle, Jambes, Beauraing 

- Les Centres de Planning familiaux de Ciney, Dinant, Florennes, Namur et Jemelle 

 

- Les SAJ et SPJ de Dinant et Namur principalement 

- L’équipe SOS Enfants « Le Sailfe » 

- Destination (Dinant), l’Autre Sens (Beauraing), le SIPAA 

- Les CPAS des communes desservies 

- Les Services d’Aide éducative tels que le GAIMO, Li-Mohon,.. 

- Les Centre PMS des autres réseaux de la région 

- Les équipes pluridisciplinaires chapeautées par des neuropédiatres 

- l’ONE,…. 

CONCLUSIONS 

Ce projet de Centre élaboré avec l’ensemble du personnel trace notre ligne de direction pour ces prochaines années. Même si nous aimerions pouvoir remplir l’ensemble des missions qui nous sont confiées, nous devons établir des priorités. Pour les quatre prochaines années, nous souhaitons mettre l’accent sur l’analyse de la demande et la prévention. Ce projet exprime notre volonté de travailler avec efficacité, conscience professionnelle et réflexion sur nos pratiques, dans le respect des personnes.